Projet

De la fiabilité et la résilience des collectifs de travail à la conception de la formation à l’usage d’un robot chirurgical

De la fiabilité et la résilience des collectifs de travail à la conception de la formation à l’usage d’un robot chirurgical

Dans un contexte d’élaboration d’un programme de certification des personnels à l’usage d’un robot chirurgical, ce projet s’intéresse au travail collectif au cours d’une opération de chirurgie en urologie réalisée avec un robot.

L’objectif est de mener une étude exploratoire permettant de caractériser les conditions de la fiabilité et de la résilience du système socio-technique. Outre des apports sur le fonctionnement du système socio-technique lui-même, ce qui fait sa fiabilité, sa résilience, l’une des retombées de ce travail est de fournir des éléments (caractéristiques de situations pour élaborer une situation de simulation, cas à faire analyser aux formés, etc.) pour compléter les parties de programme déjà conçues en vue de la certification à l’usage du robot.

Ce premier travail se limite à l’objectif de certification des internes mais peut ouvrir des pistes pour la certification d’autres personnels (les cas à analyser par exemple pourraient être pertinents pour l’ensemble des membres du collectif). L’enquête de terrain menée mobilise une approche inductive, proche des grounded theories, afin de prendre en compte les spécificités du fonctionnement in vivo de l’équipe, la variabilité et la diversité des situations et des acteurs. Elle intègre des apports de la littérature sur le sujet — par exemple, les travaux de C. Cao sur l’utilisation des robots en chirurgie —et de cadres théoriques plus génériques — le cadre des activités avec instruments (Rabardel), les travaux sur la résilience (Danielou et coll., Hollnagel, notamment).


Le recueil de données est réalisé en deux temps : 

  • Des entretiens avec différentes catégories de personnels (IDE intervenant au bloc, internes, chirurgiens, anesthésistes en fonction de leurs disponibilités, etc.). L’objectif de ces entretiens est d’amener les « opérateurs »  à détailler deux cas typiques d’opération réalisée avec le robot (« typique » de leur point de vue) : une situation présentant des difficultés (voire des risques) et une situation dont le déroulement a été satisfaisant. 
  • La seconde phase de recueil des données comporte des observations de certaines opérations et des entretiens de confrontation des acteurs aux traces de leur activité (vidéo si possible), en prenant en compte les dimensions individuelles et collectives du travail. Les observables utilisés pour élaborer les données et les phases des opérations donnant lieu à un entretien seront précisés à partir des résultats de la première phase et en intégrant les données issues de la littérature. Ces choix intègrent les contraintes des acteurs et sont ajustés avec eux.